J’ai
29 ans et me bats contre l’obésité depuis mon
enfance. J’ai ressenti les premiers effets de l’obésité
à 18 ans. Mon corps ne supportait déjà plus mon
poids, j’ai dû être opérée d’une double
hernie discale.
Mon
problème n’a alors fait qu’amplifier. A un moment, après
avoir fait une fausse couche tardive, j’ai pris 25 kg en deux
mois ! Je sombrais dans des crises de boulimie, je
mangeais des tas de saloperies, je devais compenser ma tristesse.
Après avoir accouché en 2003, j’ai
essayé tous les régimes possibles pour maigrir :
Montignac, Weight Watcher, régimes protéïnés,…
Mais aucun n’a réellement fonctionné. A force de
faire des régimes, mon corps ne réagissait plus.
C’était vraiment très dur, je voulais sortir de cette
galère.
Je pleurais quand je me regardais dans le miroir.
Je continuais à grossir, je ne parvenais plus à
maîtriser mon poids. J’étais au bord du suicide. Ma
santé se dégradait alors que je mangeais sainement !
Je me demandais comment mon mari pouvait aimer le gros tas de graisse
que j’étais, ce qu’allait faire ma fille si je
disparaissais…
Le problème n’était pas uniquement
esthétique, mais également et surtout médical
car l’obésité entraînait de sérieuses
complications au niveau du dos. Comme je ne voyais plus aucune issue,
j’ai décidé de placer un anneau gastrique. En ce qui
me concerne, le succès a été au rendez-vous :
j’ai perdu 25 kg en 1 an. Je garde bien entendu mes habitudes
alimentaires saines et continue à perdre du poids car les
quantités ingérées sont plus petites. Avant
l’intervention, je pesais 98 kg pour 1,59 m. J’avais un BMI de
38,8 ! Aujourd’hui, je pèse 73 kg. Je n’ai plus
besoin de ces terribles semaines de revalidation car je ne souffre
plus du dos. Je ressens une nouvelle vitalité. Je suis
d’ailleurs à nouveau tombée enceinte !
Grâce
à l’anneau, mon corps réagit à nouveau aux
régimes. Le week-end, j’essaie de promener. L’été,
je bouge davantage, j’aime nager.
J’insiste
toutefois sur le rôle primordial qu’a joué ma
psychologue dans la perte de poids. Elle m’a aidé à
comprendre que dans ma vie il y avait d’autres problèmes que
l’obésité à régler. J’ai d’abord dû
résoudre ces problèmes avant d’attaquer l’obésité
avec positivisme. Selon moi, l’approche psychologique, c’est 85%
du travail et l’anneau 15%.
C’est
dur d’être atteinte d’obésité. Mais le plus
dur, c’est vraiment de prendre la décision d’agir
concrètement.
Emanuelle Alvarez